Les 3 outils majeurs au service de la digitalisation

LR AssociatesL'innovation, L’assurance et le secteur Financier

Au travers d’une suite de 4 articles, Sébastien Chauve, Responsable Projets Stratégiques à la Direction de la Planification Stratégique, nous parle de la digitalisation de l’économie dans le monde de l’Assurance.
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Une multitude d’innovations et de supports concourent à la digitalisation du secteur de l’assurance et aux 4 défis décrits précédemment :

Les objets connectés ou « l’Internet of Things »

Gartner estime à 80 millions le nombre d’objets connectés (IOT) pour un chiffre d’affaires ayant atteint en 2016 1,4 mds $.
Les experts anticipent que ces IOT seront d’ici 2020 entre 18 et 50 milliards pour un chiffre d’affaires de 7 000 milliards de $. Tous les objets peuvent être connectés car leurs fonctions premières sont de communiquer avec d’autres objets ou avec des serveurs informatiques distants pour échanger des données et déclencher des actions au profit de son ou ses utilisateurs.

Ses domaines de prédilection sont aujourd’hui orientés sur la Domotique, l’Automobile, l’Industrie et la Ville tant au travers d’objets fixes que mobiles.

Comme l’illustre le graphique ci-contre, issu des projections d’ABI Reseach, la bataille transnationale engagée se mène tant sur les protocoles de communication ; la sécurité et les données qui génèrent le plus de valeur

Le big data

Rappelons le, ce sont l’ensemble de données numériques massives que peuvent détenir les entreprises, les gouvernements ou n’importe quelle autre organisation, et qui sont ensuite analysées en profondeur grâce à des algorithmes informatiques, permettant ainsi le passage de données brutes à des données valorisées.

Selon Mc Kinsey le secteur de l’assurance serait l’un des premiers bénéficiaires de cette technologie.

L’intelligence artificielle

Construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont pour l’instant accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humainsMarvin Lee Minsky, l'un des précurseurs de l'IA

Objet du Forum Netexplo 2017 : ses capacités devraient dépasser selon Joël de Rosnay les capacités humaines et bouleverser les fondamentaux de l’organisation de nos sociétés.

Les techniques utilisées s’appuient sur la « machine learning », c’est-à-dire l’apprentissage aux machines intelligentes par 3 principales techniques : L’apprentissage supervisé, non supervisé, ou partiellement supervisé.

Le secteur de l’assurance n’est pas en retard mais reste contrainte par un carcan législatif limitatif.

Le Crédit Mutuel-CIC a pour autant été le premier acteur financier français à utiliser la solution Watson d’IBM.

Cette banque a lancé deux projets, le premier analyse les 300 à 600 000 emails reçus chaque jour par ses conseillers pour identifier les intentions des clients et la priorité à donner à l’email.

Le second joue le rôle d’assistant virtuel épargne et assurance afin d’aider les chargés de clientèle à mieux comprendre les demandes des clients.

La blockchain

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe de contrôle.

Cette technologie est comparée au web par l’ampleur des conséquences qu’elle pourrait engendrer : remplacer les registres notariaux, certifier de manière unique et infalsifiable des biens comme c’est le cas pour la startup Everledger avec les diamants (hébergée dans l’accélérateur de l’assureur allemand Allianz).

La Blockchain va permettre, selon McKinsey :

  • d’accélérer la croissance du chiffre d’affaires en créant de la confiance.
  • d’augmenter l’efficacité en automatisant les processus de production.
  • de réduire les coûts par cette même automatisation.

Certaines offres ont déjà vu le jour dans les assurances à cycles courts comme l’annulation ou le retard de vols aériens par exemple (InsurEth). Sans intervention humaine, l’assuré reçoit sans même déclarer son sinistre une indemnisation dès que l’avion accuse un retard.

Les potentiels sont considérables et confortés par la récente levée de fonds de 7 M€ organisé par la Maif sur Ledger. Cette technologie ouvre la voie à une diminution des coûts de structure tout en fiabilisant et en accélérant les processus de décision. A terme, elle générera une plus grande satisfaction des assurés via la mise en place de nouveaux services plus intuitifs et plus rapides.


Les outils au service de la digitalisation génèrent des passions doublées d’une créativité sans borne que seule l’appétence des consommateurs vient freiner. Leurs conséquences majeures sur les entreprises d’assurance commencent à se faire sentir.

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